Typographie

    La typographie (du grec typos : frapper et graphein :écrire) désigne trois choses différentes qui sont premièrement un procédé technique à laquelle se rapporte un métier, une manière et ses règles et enfin l’on désigne par une typographie un ensemble esthétique particulier, une production artistique qui diffère d’autres typographies et qui se rapproche de ce nous appelons une police de caractères.

    C’est donc d’abord en opposition avec la calligraphie, la technique d’impression qui emploie des caractères mobiles imprégnés d’encre qui viennent presser le papier. De cette spécificité de production est née à la fois l’art de donner sa forme aux poinçons qui forment les lettres et l’art de composer un texte, c’est-à-dire agencer ces mêmes poinçons pour former les mots, tenir compte des espaces entre les caractères, entre les lignes, définir les espaces des paragraphes, des colonnes, etc…cet  ensemble de règles, de conventions de forme, de mise en ordre, de présentation et de mise en page d’un texte.

  Peut-on dire que la typographie est à l’écriture ce que la phonologie est à la parole ? C’est cette approche qu’il serait intéressant de mener. En effet les lettres n’ont, comme les phonèmes, aucune identité absolue et définie mais s’organisent en structures. Ainsi un A, un a, ou un a sont trois formes très différentes d’une même lettre. Mais dans des styles plus poussés cette même marque graphique peut se transcrire par ˄,  ou ∆ le delta grec si les autres lettres permettent de l’analyser comme un « a ». Chacun de nous possède une écriture particulière et les nombreuses polices de caractères utilisées multiplient les formes des lettres que nous sommes capables de lire et ce malgré l’extrême ressemblance que peuvent avoir deux lettres « différentes ». De la même manière qu’il existe un spectre de couleurs à l’intérieur duquel une multitude de nuances est possible la structure des lettres laisse un champ de créativité aux artistes typographes, calligraphes, ou simplement grapheurs !

    Si l’écriture n’a pour but que de fixer le langage oral, comme nous l’affirme Ferdinand de Saussure, elle soulève également un paradoxe qui est liée à l’impossible neutralité qu’elle voudrait afficher. Les lettres au-delà de l’information linguistique qu’elle supportent présentent, par leurs différentes formes, une information supplémentaire quasiment inconsciente. Des études ont montré ainsi que les typographies plus carrées seraient admises comme étant plus sérieuses que celles plus rondes délaissées aux ouvrages destinés pour les loisirs. La typographie se révèle être en fait l’identité de l’écriture. Ainsi non seulement certains journaux ou maisons d’éditions ont développés leurs propres polices pour affirmer leur identité singulière mais le phénomène le plus marquant est son utilisation purement commerciale : la typographie habille les noms de marque. Aussi importante que le logo elle est l’image d’un produit. C’est un phénomène d’importance qui a également permis d’introduire les mots comme éléments décoratifs principaux sur nos habits, nos mobiliers et nos tapisseries ! L’engagement de la mode n’est jamais trop poussé, on se contente de promouvoir des concepts sûrs comme l’amour et la paix (en anglais, c’est censé faire plus « classe »…) comme on aime le côté exotique des caractères chinois dont on ne connaît la signification (et qu’il serait préférable de ne pas connaître…).

    En conclusion on notera que rien n’est laissé au hasard et si il faut soigner ses expressions à l’oral comme à l’écrit, il convient également d’ajuster sa typographie un peu comme on choisit une chemise : même si elle ne soutient pas le propos mais elle est là, à l’image de celui qui a la parole.

Idées sur le voyage – 3


Espace, Temps, Identité

    Voyager, traverser l’espace, aller d’un point A à un point B. Confronter le temps et l’espace et faire se rejoindre ces deux véritables dimensions de la vie. Nos sens nous disent que chaque portion physique d’espace géographique est identique. La mesure du temps et de l’espace que nous avons conventionnée rapporte chacun des aspects des choses selon des durées, des étendues, des grandeurs. Un lieu est une localisation qui se définit par des coordonnées, ces mêmes coordonnées de l’espace qui se définissent par rapport au temps et à la rotation de la planète. Lieu, localisation, l’occasion est ce qui a lieu. Ce qui se passe est ce qui a lieu, ce qui est. Mais qu’en est-il de ce qui s’est passé ? N’a-t-il plus lieu ? Est-il encore lié ? L’espace l’est autant au temps que le temps ne l’est à l’espace, lié.

Wien, zur Danauinsel

    Voyager, traverser le temps, aller d’un instant A à un instant B. Les jours se suivent mais se ressemblent-ils ? Chaque expérience sensible est unique et chaque lieu se charge d’histoire d’une manière différente. Que différencie un lieu d’un autre ? L’histoire. Les villes sont chargées d’Histoire et d’histoires. L’espace se remplit de temps et le temps n’est que la création de l’espace. Passé, patrimoine, souvenirs forment l’identité d’un lieu. Celui-ci se charge émotionnellement du passage des uns et des autres par la volonté que chacun peut mettre dans la construction d’une œuvre commune. Connaître un endroit comme connaître une personne c’est le penser évoluer dans le temps. Habiter un lieu c’est le charger de souvenirs, d’anecdotes, de pensées, de sensations, de repères. La manière dont grince une porte, le cliquetis d’une serrure, le craquement du parquet aux différents endroits d’un couloir, le bruit furtif des pas sur la moquette qui vient s’y ajouter ou le grésillement presque imperceptible du courant qui traverse les ampoules qui s’allument. Ce genre de détails anodins gravent un lieu dans le temps et le temps dans un lieu. Connaître un lieu c’est le voir réagir à la météo, sentir la chaleur d’un été ou la fraîcheur d’une pluie et son odeur particulière sur le pavé d’un place abandonnée, c’est le voir tout autant peuplé que déserté d’un samedi à un dimanche.

    Voyager, s’installer dans le temps, restant un instant A à un point A. Peut-on prétendre à connaître un lieu pour y être passé ? Cela est dur à concevoir. Pour autant faire l’expérience de l’espace et du temps c’est y vivre un instant. Cet instant peut être court et intense tout autant que long et vide. Je suis venu, j’ai vu, qu’ai-je vécu ? Pourquoi certains lieux nous marquent-ils plus que d’autres ? Nous rappellent-ils d’autres lieux, d’autres temps ? Parce qu’ils sont atypiques  ou utopiques ? L’architecture nous impressionne pour certaines prouesses mais plus souvent nous sommes sensibles aux œuvres du passé et plus les marques du temps remontent loin plus nous restons humbles face aux signes d’une certaine intemporalité. C’est ce qui fait tout le charme j’imagine de la vallée du Grand Canyon, où n’importe quelle chute d’eau suffisamment impressionnante pour y voir le fruit du temps. Voyager c’est aussi venir voir ce que les autres ont vécu. Combien de pas ont foulé ce sol sur lequel je marche, combien ont posé leur regard où je pose le mien ? Un lieu se partage dans l’espace et dans le temps, il se construit dans ces deux dimensions.  L’astrophysicien romantique ou non nous dira que voir loin c’est voir dans le passé mais voir est savoir regarder. Il suffit parfois de peu pour voyager, pour peu que notre regard soit bien dirigé, dans la bonne direction, dans la bonne dimension…

Idées de voyage – 2
Idées de voyage – 1

Respect, Langage et Politesse

Si les expressions d’une langue sont traduisibles d’un pays à l’autre, certaines subtilités culturelles sont définitivement propres. Je ne parle pas de détails grammaticaux techniques spécifiques à telle ou telle langue. Quels sont les premiers mots que l’on apprend quand on souhaite s’initier à une langue étrangère ? « Bonjour ! » , « Merci ! » ou « Comment allez-vous ? ». Ces mots si simples et si courants ne sont pourtant pas innocents et révèlent déjà, lorsqu’on s’y intéresse, les différences qui peuvent exister entre deux cultures. Alors qu’en suédois l’on se salue avec un Hey ! Hey !franc et naturel, une telle attitude chez nous passerait pour celle d’un farfelu ou encore d’un jeune en manque d’éducation.Puisque le langage est social et manifeste le rapport de soi à autrui, ce qui est significatif se trouve dans la manière que nous pouvons avoir pour désigner l’interlocuteur, c’est sur ce point précis que je voudrais que nous nous intéressions. Il y a ce que nous appelons le respectet la politesse. Le respect se porte sur soi, les autres, les règles, les institutions, les conventions, les idées. Ainsi nous pouvons dire que nous respectons des engagements comme nous respectons la loi et de même lorsque nous respectons les traditions c’est que nous sommes agissons conformément à ce qu’une majorité a auparavant décidé comme la bonne manière d’agir. Le respect d’une personne est légèrement différent et les nuances d’un pays à l’autre se manifestent à travers le langage.

En anglais il n’y a qu’un seul mot pour s’adresser à quelqu’un, c’est you(au singulier comme au pluriel) que les français traduisent par tu ou par vous. Comment faire pour savoir quel terme utiliser ? Par la situation et le rapport qu’entretiennent les deux interlocuteurs. C’est pourtant une grande nuance de la langue anglaise qui perd de sa force quand elle est traduite. Le vouvoiement est un phénomène plutôt intéressant. Il marque une certaine distance en conférant à l’interlocuteur une qualité supérieure : vous est une personne du pluriel, marque le nombre. On vouvoie en général quelqu’un de plus âgé que soi, de plus gradé, de plus noble. Le vouvoiement peut-être une marque sociale là où certains enfants vouvoient leurs parents, d’autres les tutoient. Cette marque de respect n’est pas toujours bilatérale. Deux personnes âgées se vouvoient lorsqu’elles ne se connaissent pas, se tutoient avec plus d’intimité. Parfois certains tutoient et exigent d’être vouvoyées. En allemand comme en espagnol et d’autres langues la marque de respect se traduit par la troisième personne. Sieen allemand et Usteden espagnol montrent un éloignement qui se retrouve dans les vieilles expressions françaises comme « Monsieur voudra bien se donner la peine de… »où l’interlocuteur est carrément désigné indirectement et on imagine qu’un serviteur de la même manière n’oserait lever ses yeux à la hauteur du regard de sa majesté ! Le respect se traduit dans le langage, il est l’image de la relation sociale. Celui-ci prend beaucoup plus d’importances dans certaines langues comme le vietnamien qui a hérité du patrimoine confucéen dont semble s’être débarrassé le mandarin.

Saluer quelqu’un c’est lui souhaiter d’avoir une bonne journée, un bon jour. Ce que l’on retrouve dans beaucoup de langues : Guten Tag , Buenos dias , Buon giorno… Alors que dans d’autres langues c’est directement le bonheur ou la paix que l’on souhaite à la personne à laquelle on s’adresse : Shalomen hébreux signifie paix, et la locution chinoise 你好 qui se traduit par bonjoursignifie littéralement « bonheur à toi ». En vietnamien le verbe saluer chàone peut s’employer seul, il doit être accompagné d’un complément qui désigne la personne que l’on désire saluer et qui diffère selon le sexe, l’âge, le statut des deux interlocuteurs.Chào cô, chào bà, chào ông, chào anh, chào chi, chào emsont donc différentes manières de saluer suivant si la personne s’adresse à une jeune femme, une dame plus âgée, un homme plus âgé, un jeune homme, une jeune femme du même âge… Le respect est tellement présent dans la langue vietnamienne que même si il existe un mot pour la première personne « tôi », celui-ci n’est utilisé qu’en privé entre personnes de même âge, chez les jeunes. Le reste du temps chacun est donc désigné à la troisième personne en utilisant les mêmes « pronoms » qui marquent le respect.

La politesse est une convention de langage et de comportement. Pourtant certaines communautés comme celle des compagnons pensent, à juste titre, que la politesse qui est signe de respect passe par l’égalité avant-tout et que cette dernière peut très bien s’accommoder du tutoiement. Parfois le vouvoiement qui facilite la distanciation n’est effectivement pas la marque du respect mais cache aussi le mépris.

NEWSRING : La politesse est-elle ringarde ?

Jeu, jouet et je

Si le jeu est amusement, il n’est ni le propre de l’enfant, ni le propre de l’homme. Mais qu’est-ce que le jeu alors ? Animal, il est espièglerie. Peut-on parler de jeu quand le chat taquine la souris jusqu’à la mort ? Une telle cruauté n’est-elle pas contradictoire avec l’idée d’innocence propre au jeu ? Comment considérer les jeux d’argent ? Sont-ils aussi ludiques que les autres types de jeux ? Souffler n’est pas jouer. Qu’est-ce jouer ? Jouer un rôle ? Être de la partie ? Où commence et où s’arrête le jeu ? Dans notre vie sociale, dans la vie politique tout le monde joue. Certains jouent avec nos peurs, d’autres avec nos désirs. Jouer c’est manipuler. Quand les facteurs sont en jeu, jouer c’est agir. Comment savoir alors quand jouer n’est-il plus simplement jouer ?

Que faut-il pour faire un jeu ? Que faut-il pour faire un jouet ? Chez le nourrisson le jeu est éveil. Le jeu est la découverte de la réalité. C’est la prise de conscience des sens, des couleurs, des formes, du temps et de l’espace. A mesure que l’individu découvre le monde, il se découvre lui-même. Le jeu est alors le support de l’émergence du «je». Par l’absence de langage significatif le jeu est alors objet, jouet, tactile. Le jeu est social, sensible, sentimental. Il née du lien parental. Le premier jeu est marque d’affection. Son but est simple : montrer à chacun que l’autre existe. L’objet n’a alors pas d’importance particulière puisque tout est inconnu ou nouveau tout est prétexte à émerveillement. Le jeu est l’apprentissage des règles de vie. Ces règles qui lui sont encore inconnues lui sont révélées par la mère et le père avec leurs réactions. Intuitivement ce jeu de puissance est primordial pour la construction de l’enfant, dans l’établissement de ses limites sociales et morales.

À mesure qu’il grandit, l’individu repousse les limites de son monde. Le jeu de pouvoir est permanent, continu. Se construire passe par l’élargissement de son espace vital. Une fois capable d’interactions sociales, le jeu est la rencontre de l’autre. Le jouet est alors l’objet personnel et représente le rapport à la propriété. Être et avoir. Posséder, partager, échanger. Le jouet est l’accessoire du jeu, le déclencheur d’une autre réalité, la porte vers un autre monde. Il est également en tant que lien entre l’enfant et la fantaisie l’objet de domination, de maîtrise, de contrôle. En le manipulant l’enfant agit sur lui et son entourage. Dans l’image du jouet qui n’est pas tout à fait la sienne il peut assumer des envies des désirs tout en se protégeant, en s’éloignant de ce qu’il crée pour se déresponsabiliser de ses actes et pouvoir repousser les limites de ceux-ci.

Peut-on alors parler de jeux d’argent ? D’une certaine manière ce qui rapproche l’adulte de l’enfant avec l’appât du gain c’est son retour à une naïveté, une projection du sujet dans un fantasme, un délire dans lequel il est au centre. La différence est cette infime possibilité pour le joueur de voir sa réalité changer. Là où l’enfant vit des illusions, l’adulte s’accroche à l’espoir de la réalisation de la sienne. Perdre et gagner. Le joueur qui perd se croit philosophe en affirmant que c’est la vie, c’est le jeu ma pauvre Lucette !tout en avalant amèrement sa salive il continue d’alimenter le feu de l’espérance auquel il se raccroche. Certains pensent que la vie est juste et que le jeu en vaut la chandelle, de sorte que le destin finira par remettre les choses en ordre. Certains pensent que la vie est injuste et que tout le monde a donc toutes les chances de gagner un jour ou l’autre.
Le sport est censé être une belle illustration du jeu. En faisant intervenir les capacités des joueurs l’issue des compétitions devrait nous montrer que rien n’est jamais gagné, et que l’humilité face au caractère aléatoire des victoires est de mise. Pourtant ce type de jeu s’est orienté avec l’argent et la compétition vers le culte de la personne, de l’équipe pour mettre l’orgueil et la vanité en première ligne. Le jeu sportif est déterministe : qui veut, peut ! L’homme ne peut s’en remettre qu’à lui même quand il gagne comme quand il perd, mais comme le sportif est souvent mauvais joueur il est plutôt déterministe quand il gagne et blâme les aléas dans la défaite.

Les jeux vidéos sont-ils un nouveau genre de jeu ? Ils ont un côté ludique, un côté social. Une manière d’aborder la question serait de dire que ce média n’est qu’un nouveau support à des mises en situation déjà existantes. Mais la nouvelle dimension qu’elle apporte efface les frontières entre le vrai et le vraisemblable, le réel et le réaliste. Parfois le réel n’est pas vraisemblable et le réaliste n’est pas vrai mais comment savoir ? Le vraisemblable se construit dans la pensée par rapprochement d’images du réel et du virtuel. En réduisant la limite qui sépare ces deux mondes, peut-on craindre que celle-ci disparaisse un jour ?

La convention de Genève pour les jeux vidéos ?

L’accès à internet doit-il devenir un droit de l’Homme ?

Tous les hommes naissent libres et égaux en droit. Potentiellement rien n’empêche tel ou tel homme d’accéder à internet. Mais nous voyons avec la censure de certains pays que la question ne se porte pas seulement sur le contenant mais également sur le contenu. Quelles sont les questions implicites soulevées par ce débat ? Doit-on fournir des I-phones à tous les enfants du tiers-monde qui meurent de faim pour qu’ils puissent avoir accès à la vision d’une société censée être meilleure mais qu’ils ne peuvent atteindre ? Croit-on naïvement qu’avec internet et les réseaux sociaux nous pourrons renverser toutes les dictatures et instaurer l’ère de la totale-démocratie ? Croit-on que la connaissance (ne) se trouve (que) sur internet ? Évidemment, fondamentalement nous sommes tous pour que chacun puisse avoir accès au savoir, à la culture, à l’éducation, à l’échange. Mais quel internet devons-nous considérer dans la question ? La toile créée comme un outil militaire est aujourd’hui hétérogène et polymorphe, touchant le domaine de l’éducation, le commerce, le social, la culture, la politique… elle tend à remplacer tous les autres médias, toutes les formes de communication indirectes.
Donner des ordinateurs à des peuples qui n’ont ni électricité ni à peine de quoi se nourrir c’est mettre la charrue avant les bœufs. L’époque technologique dans laquelle nous vivons nous fait croire que le « progrès » nous sauvera de tous les maux et nous destine à une vie parfaite pour tous. L’éducation et la connaissance ne se fait pas avec internet, c’est avant-tout une question sociale de liens et d’échanges entre générations. Acquérir des savoirs et des savoirs-faire nécessitera toujours du temps, du travail, de l’effort, de l’expérience. Et ces savoirs et savoirs-faire ne doivent en aucun cas être vus comme des finalités mais des outils qui permettent à tous et chacun de mieux vivre. Ce n’est pas internet qui a favorisé un certain « confort » chez les pays riches mais c’est ce certain « confort » des pays riches qui a favorisé internet, il ne faut donc pas se tromper de problème.