Archives de catégorie : décolonial

Cette catégorie rassemble toutes les contributions qui traitent des questions coloniales, post-coloniales, néocoloniales et décoloniales.

8 brochures décoloniales – octobre 2017

Un texte qui fait la critique de l’action humanitaire, dans une perspective décoloniale, c’est écrit par Amina Yala : Les paradigmes coloniaux de l’action humanitaire

Des extraits du livre La mécanique raciste, de Pierre Tevanian, qui explique ce qu’est la race et l’antiracisme politique. Extraits issus du site lmsi.net : En finir avec l’antiracisme d’État

Avec Saïd Bouamama ils reviennent sur ce qu’est le racisme comme système et affirment la nécessité de penser le racisme dans un contexte « post-colonial » : Un racisme post-colonial

Du même site on peut lire une longue critique (36p) de l’idéal de la mission civilisatrice :  Mission civilisatrice

Un autre texte d’Achille Mbembé revient sur l’usage du concept de race et fait la critique de la vision française républicaine « aveugle » : La république et l’impensé de la race

Deux textes de Françoise Vergès, le premier sur l’outre-mer comme continuation d’un modèle colonial, et le second interroge davantage le rapport à l’histoire :

L’outre-mer une survivance de l’utopie coloniale républicaine ?

Malaise dans la république

Un texte enfin qui traite de colorisme où Pap Ndiaye explique en quoi le racisme se décline selon le degré de couleur de peau :  Questions de couleur

 

Glossaire décolonial

Cette page a pour objectif de fournir des définitions courtes et précises pour se familiariser avec la pensée décoloniale en fournissant un maximum de ressources pour approfondir chaque concept et problématique. Cela se veut offrir des premiers repères pour toute personne découvrant ces concepts et idéologies. Les points de vue ne se veulent en aucun cas objectifs ! Cela constitue un travail en construction et les suggestions, remarques sont donc les bienvenues ! Continuer la lecture de Glossaire décolonial

Nouvelles Brochures Antiracistes

Notamment extraites du site www.etatdexception.net

Ces brochures traitent particulièrement de la différence entre les personnes Blanches et les personnes racisées.

Ce que le mot « racisé » exprime et ce qu’il ne dit pas

La fragilité blanche : pourquoi est-ce si dur de parler aux Blancs de racisme ?

Réflexions sur le privilège blanc

Si vous ne voyez pas la race comment voulez-vous voir le racisme ?

Conférence ACRIMED : Le traitement de l’information sur l’Afrique

acrimed

Le samedi 26 Novembre 2016, le groupe rennais de l’association ACRIMED recevait Théophile Kouamouo pour discuter de la situation du journalisme en Afrique.

Il revient d’abord sur son parcours en tant que journaliste pour plusieurs journaux et témoigne de la difficulté à exercer sérieusement et librement le travail de journalisme dans les pays d’Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire. Il présente les contextes politiques et historiques post-coloniaux qui empêchent la presse d’être libre pour essayer de penser l’avenir du journalisme en Afrique. Ensuite il répond à plusieurs questions sur la diversité de la presse, la responsabilité des journalistes, le contexte économique ou encore sa vision de l’impérialisme qu’il préfère à l’idée dépassée de Françafrique et décrit ce qu’il appelle une guerre infinie.

L’échange est à écouter ou télécharger en deux parties : le témoignage du journaliste sur son parcours et un deuxième temps sur un échange sur diverses questions.

Première partie : le témoignage de Théophile Kouamouo (44’55)

Télécharger la première partie

Deuxième partie : la discussion avec l’audience (1h03’42)

Télécharger la deuxième partie

Pour aller plus loin :

Le blog d’ACRIMED 35 : http://leblogdacrimed35.blogspot.fr/

Le site ACRIMED : acrimed.org

Le blog de Théophile Kouamouo : http://kouamouo.ivoire-blog.com

Colonialisme, impérialisme et libération animale

Traduction sur le pouce du billet suivant :

Colonialism, Imperialism and Animal Liberation

Le colonialisme n’est pas une machine pensante, ni un corps doté de facultés de raisonner. C’est la violence à l’état naturel, et elle ne cédera seulement que confrontée à une plus grande violence.

Frantz Fanon Les damnées de la terre. Continuer la lecture de Colonialisme, impérialisme et libération animale

Revendiquer un monde décolonial

Depuis la source originale

http://www.vacarme.org/article2738.html

Vacarme, qu’est-ce que c’est ? Vacarme est une revue trimestrielle publiée sur papier et prolongée en ligne, qui mène depuis 1997 une réflexion à la croisée de l’engagement politique, de la création artistique et de la recherche. une volonté de décloisonner les savoirs Vacarme est née de la rencontre d’individus engagés dans différents mouvements sociaux — notamment la lutte contre le sida et la défense des sans-papiers — et de leur désir de confronter ce qu’ils apprenaient du monde depuis leur expérience politique au savoir qu’ils forgeaient dans leurs travaux respectifs de chercheurs, d’enseignants, d’écrivains, de thérapeutes ou d’artistes. Ils ont voulu que Vacarme soit un lieu d’échanges entre réseaux militants, intellectuels et artistiques, un espace qui échappe aux séparations traditionnelles entre la pratique et le savoir, la politique et l’art, l’urgence d’agir et la nécessité de penser. une publication généraliste, résolument Vacarme est un trimestriel résolument généraliste, qui refuse de choisir entre les articles d’opinion et les textes théoriques, la philosophie et les sciences sociales, la création littéraire et les enquêtes de terrain, l’économie et la poésie, l’image et le texte. On y trouvera donc aussi bien une tribune collective sur la laïcité qu’un hommage à Daniel Darc, aussi bien de la critique littéraire qu’une enquête sur les lieux d’accueil de la folie, aussi bien le jazzman Archie Shepp que l’économiste André Orléan. Au-delà d’un simple voisinage, il s’agit de rapprocher les savoirs, afin qu’ils se métissent

La reproduction, la distribution et la communication au public des contenus de ce site (textes, images, sons, vidéos) sont placés sous contrat Creative Commons. Les œuvres publiées sur Vacarme.org sont mises à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 France.

Mise en page en format brochure

bouteldja_decolonial-couv

à télécharger ici : vacarme_decolonial-bouteldja

Occidentocentrisme

Doit-on toujours recentrer l’univers sur le nombril de l’humanité ? Mais avant cela peut-on simplement considérer les sagesses orientales ou asiatiques comme de véritables philosophies ? Le problème est toujours le même : comment être sûr que les critères de définition de l’objectivité ne sont pas subjectifs ? Le serpent se mordra toujours la queue tant qu’on n’acceptera pas de décoller de la signification première de la philosophie et son étymologie grecque. Alors on parle de pensée, de sagesse et on nuance les traits qui voudraient faire que la seule et unique philosophie, la « vraie » serait née avec Socrate pour aboutir à Kant en passant par Descartes… et pourtant comment comprendre cet idéal clamé par tous, je veux parler de l’Universel. Doit-on comprendre l’Universel de la philosophie grecque comme la démocratie athénienne d’Aristote ? Réservée à une élite esclavagiste, machiste ?
Nous pourrions dresser un tableau comparatif des idées majeures et comprendre qu’il n’y a pas de monopole de la pensée, qu’Héraclite n’avait rien perçu davantage que Lao Zi et que les concepts métaphysiques qu’ils soient présocratiques, médiévaux ou modernes existaient déjà dans des pensées hindouistes ou bouddhistes et sûrement également amérindiennes ou africaines. Mais sortir des barrières conventionnelles ne peut se faire par la comparaison. Ce qu’il faut remarquer c’est l’appropriation d’une discipline par des critères arbitraires dont la fonction principale est justement de démarquer. Ainsi le débat pourrait se clore : la philosophie est par définition la philosophie occidentale. Bien sûr, aujourd’hui les courants se font face et l’on ne peut parler d’une unité de pensée mais il serait hypocrite d’affirmer une égalité de considération des différents courants philosophiques présents dans le monde.
Si une comparaison ne suffit pas il faut accepter la différence de forme qui peut facilement être reprochée à des textes dont la nature poétique ou ésotérique revêt néanmoins une immense pensée. Et les mêmes similitudes qui suffiraient à rendre à ces textes la même valeur que les classiques canoniques antiques occidentaux fondent ce qui est la base d’un certain mépris colonialiste, l’idée que les peuples en dehors de l’Europe seraient justement restés à un certain niveau de civilisation. Cette constance qui fait la force de ces pensées et surtout de ces morales semblant inchangeantes, inchangées et invincibles est en fait déstabilisante. Avec une triste histoire l’Occident suit la voie d’un positivisme philosophique tout en s’appuyant encore et toujours sur les textes antiques pour légitimer sa pratique contemporaine.

Le taoïsme est une philosophie affranchie de considérations logiques, systémiques. Elle est avant-tout le support, l’origine d’une morale, d’une pratique. Si elle ne justifie pas analytiquement tous ses fondements métaphysiques, elle affirme sans douter tout en se préservant d’établir un dogme absolu. Elle pourrait être accusée de scepticisme par son absence de raisonnements alambiqués sur l’origine et la nature du savoir mais pose une réalité des choses, s’inscrit dans le concret et y produit des effets. La philosophie n’est pas élitiste, le philosophe peut l’être, mais en cela il ne sera jamais vraiment sage.